TELEFILMS

En septembre 1993, une boîte de production me contacte. Didier Decoin, France 2 cherche un sujet actuel de téléfilm qui me ressemblerait et que j'aurais plaisir à jouer. Une production me contacte, je propose "Une nounou pas comme les autres".
Mon idée est de mettre en scène un personnage sympathique qui me permette de m'imposer en douceur. J'ai fait un cocktail des films que j'aime bien et je me suis fabriqué un personnage sur mesure. J'avais envie d'aborder mon problème, qui est celui de la différence. Je propose le synopsis au producteur. Les choses traînent et finalement on me répond que ce n'est pas ce que Didier Decoin recherche. J'abandonne l'idée, mais j'en parle quand même à mon agent Gilles Merle qui trouve l'idée intéressante.
Finalement, Gilles fait du forcing et obtient un rendez-vous avec Didier Decoin qui nous reçoit formidablement bien. Une heure durant, je lui développe mon idée. Il est enthousiaste : "C'est exactement ce que j'attends depuis un an !". Surprise, je lui rappelle qu'il l'a refusé des mois auparavant...
Vérification faite, le producteur ne l'avait jamais transmis. Il n'y croyait pas. Elle, puisqu’il s’agit d’une productrice m’en a reparlé depuis… en reconnaissant son erreur.
    

Une nana pas comme les autres (1995)
Lorsqu’on m’a proposé la suite de la Nounou, j’ai d’abord dit non. Je ne voulais pas me retrouver coincée dans un rôle. Et puis, on m’a convaincue qu’il y avait encore des choses à dire, une ou deux petites choses à faire passer, histoire de boucler la boucle. Laurent Chouchan, le scénariste a travaillé seul, cette fois, mais il m’a demandé plusieurs fois comment je réagirais face à telle ou telle situation. On s’est donc beaucoup servi de mes sentiments... et de mes ressentiments. Dans la "Nounou ", on racontait une situation. La "Nana " va plus loin, en montrant comment une petite bonne femme d’1,32 mètre vit une histoire d’amour avec un notable qui évolue dans un milieu un peu "coincé" où tout le monde se connaît. C’est la différence vue par les autres, que l’on aurait aussi bien pu traiter avec une personne handicapée ou de couleur. Le tournage a été d’autant plus facile que les acteurs étaient les mêmes que dans le précédent téléfilm.

Famille de coeur (1997)
Nadine Lefort travaille dans un cabinet d'architecte depuis deux ans et caresse le rêve depuis quelque temps de créer sa propre entreprise. Malheureusement, un jour sa mère meurt subitement. Cela entraîne un total bouleversement dans sa vie. Nadine hérite de la confiserie et des locataires (Hélène et son fils Félix) qui habitent juste au-dessus de la boutique. Nadine croise régulièrement Félix et se lie d'amitié avec le jeune garçon. Elle décide de transformer la confiserie en cabinet d'architecte avec ses anciens collaborateurs. Elle prend les choses en main, tant au niveau du cabinet que de la vie de Félix et de sa mère Hélène, dépressive, qui assume mal son rôle de mère.

Joséphine, profession ange gardien (1997...)
J’ai démarré cette série en 1997 pour TF 1. Le personnage de Joséphine a, en fait, une double mission: apporter de l’aide aux gens et le sourire aux spectateurs. Apparemment, mission accomplie : ça marche très bien et j’ai accepté en 2002 de repartir pour 13 nouvelles aventures avec ce personnage. Chaque année, je tourne quatre épisodes et je suis actuellement en plein tournage.


Changement de cap (1998)
Pour son vingtième anniversaire, un important groupe de cosmétiques, la société Coralys, offre une croisière à son personnel. Deux artistes, Marilyn et Tino, son mari prestidigitateur, sont engagés pour animer les soirées à bord. De par sa petite taille, Marilyn séduit son public et donne à son spectacle un charme sans pareil, mais le sourire professionnel qu'elle affiche masque un grand désarroi. Son couple traverse une crise conjugale. Un soir, Marilyn tente de se jeter par-dessus bord. Parallèlement, Dora, une femme d'affaires d'une cinquantaine d'années, est à un tournant de sa vie. Elle vient d'essuyer un ultime échec sentimental et, du coup, a décidé d'arrêter ses activités professionnelles et de céder son parfum, "Jadis", au groupe international. Elle se bat pour négocier au mieux la vente de sa société. Lorsque sur le pont du navire, elle croise le désespoir de Marilyn, elle reconnaît aussitôt le sien et décide de lui venir en aide.

Marie et Tom (1998)
Je suis à l’origine du scénario de ce téléfilm que j’ai écrit en collaboration avec Eric Kristy et Joëlle Goron. Marie est un personnage que j’ai imaginé du début à la fin. Lorsque l’homme avec lequel elle entretient une liaison la met en demeure de choisir entre lui ou l’enfant qu’elle attend, Marie n’hésite pas. Elle choisit l’enfant: pour l’amour de son fils elle est prête à aller chercher le bonheur sous les cieux canadiens. Marie va se battre pour Tom et pour la vie. C’est une vraie battante, capable de se dire qu’elle mettra tout en oeuvre pour que les choses aillent le mieux possible. Elle n’a pas peur des défis, puisqu’elle a décidé d’être heureuse pour son fils.
En imaginant le personnage de Gendreau, l’homme politique dont Marie doit écrire les mémoires, je pensais déjà à François Perrot. Quelque temps après, en faisant une émission de télé, j’ai appris que François était dans une loge à côté de la mienne. Je crois beaucoup aux hasards de la vie. Aussi je lui ai demandé s’il accepterait de faire quelque chose avec moi... Geneviève Fontanel s’est imposée à nous assez vite, car en discutant avec Dominique Baron, le réalisateur et François Charlent, le producteur, nous avons découvert qu’elle correspondait assez à ce que nous voulions faire du personnage de Martha. Alain Doutey faisait déjà partie de mon paysage audiovisuel, je l’ai beaucoup aimé dans de nombreuses séries et je crois qu’il s’est bien amusé en interprétant le petit rôle de Ferdinand. Quant à Bruno Wolkowitch, il est parfait dans cette interprétation de séducteur immature et mal dans sa peau...
Nous sommes partis au Canada du 31 mai au 25 juillet. J’adore ce pays. Les Canadiens sont des gens accueillants, et également de gros bosseurs qui n’hésitent pas à tourner jusqu’à 10 heures par jour. Nous nous sommes sentis très à l’aise.
    

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