|
J'avais une passion pour les comédies musicales américaines. Quand en 1973, Michel Fugain a lancé le Big Bazar et que sa troupe d'artistes tous différents, de tous les genres, passait à la télévision, je me disais "C'est ça que je veux faire". Ce mélange de chant, danse, comédie m'ouvrait des horizons. " La scène m'attirait comme un aimant. C'est avec le VVF que nous avons commencé, quelques animateurs et moi, à bâtir réellement des spectacles. Nous écrivions des sketches à partir de blagues, nous faisions la mise en scène, j'imaginais les enchaînements et j'adorais préparer l'ordre des numéros pour faire prendre la mayonnaise. Le VVF m'a permis de prendre contact avec un public tout à fait capable de juger ce que nous lui proposions. Je me servais aussi des spectacles de Fugain. J'avais enregistré trois ou quatre de ses chansons que je faisais chanter en play-back. J'étais exigeante, je voulais que ce soit parfait. Je menais tout le monde. Ce qui fit dire au directeur du VVF, ami de mes parents : "Dès qu'elle est sur scène, elle est transfigurée. Elle peut passer des heures à répéter ... un jour, elle y arrivera." |