La scolarité ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables.
Je n'avais pas un goût immodéré pour les études,
apprendre pour apprendre ne présentait guère d'intérêt
à mes yeux. J'étais une élève moyenne, assez
dilettante et dissipée et pas une forcenée, à cette
époque-là, de la réussite.
J'adorais l'histoire. Magie des pyramides sans doute, des pharaons,
j'avais une passion pour l'Égypte dont je me disais que ce serait
le premier pays que je découvrirais et je ne l'ai toujours pas
visité ! Je détestais la géographie, je n'étais
pas matheuse, mais j'aimais le français et les rédactions.
Bref, je me situais dans la bonne moyenne de la classe sans trop d'effort.
Chemin faisant, j'ai passé le bac B avec la mention "assez bien".
Cet examen passé, la scolarité n'était plus obligatoire.
Le journalisme me tentait. La publicité aussi. Mes parents rêvaient
d'une belle carrière administrative. J'ai opté pour les
sciences économiques bien qu'elles n'aient jamais été
ma passion. J'ai réussi le Deug, raté la licence à
3/4 de point. À la faveur de cet échec, adieu carrière,
stabilité, espérance des parents... j'entrais comme animatrice
au VVF.

